#Dé-zip!

À l’opposé d’une conception parfois traditionnelle des éléments
patrimoniaux, considérés par certains comme des éléments datés, inamovibles, Garluche s’est donné comme mission de créer les conditions d’une appropriation du patrimoine afin d’en faire un matériau qui vit avec son temps, saisi par chaque habitant d’un territoire ou d’un lieu.


Le projet #Dé-zip! sort les fonds vidéos de leurs tiroirs et en propose une lecture contemporaine. Dirigé par Maxime Deluga et Guillaume Dupeyron, co-fondateurs de la société Garluche, il se construit en collaboration avec les artistes Obsimo (son) et Antonin Sohier (vidéo). Le “zip” c’est ce document numérique, ce format d’archives connu de tous, et qui s’est répandu sur nos ordinateurs depuis quelques années. C’est sur l’action de “dézipper” une archive pour la transmettre et la consulter, que Garluche a pensé ses projets de médiation du patrimoine immatériel.


Depuis quelques mois, Garluche a choisi de sélectionner des échantillons vidéos d’un ensemble de productions conservées par les Archives Bordeaux Métropole. Cette matière doit permettre de construire un récit basé sur différents moments de l’histoire bordelaise : le développement urbanistique, les grands travaux, la construction immobilière, l’histoire du rapport de la ville au fleuve, les vies de quartiers, les jeux et les loisirs. Cette création se structure autour de deux idées fortes : remettre aux goûts du jour les témoignages de la vie bordelaise passée, et proposer un regard porté sur le passé qui fait écho aux enjeux du présent, et qui repose sur la sensibilité des artistes bordelais engagés sur le projet.


Sur la forme, elle s’inspire des techniques de “found footage”, concept qui utilise des échantillons vidéos récupérés, retrouvés, dans une démarche de réemploi et de recyclage. La composition se voit augmentée de musiques électroniques.

Dès la conception, nous avons voulu tenir compte des enjeux de diffusion. D’une part, cette création s’adapte à un public plus jeune, moins porté naturellement sur la découverte du patrimoine qui l’entoure. D’autre part, la forme courte et la construction du récit en différents chapitres permet d’utiliser ces objets de sensibilisation aux patrimoines, de manière complémentaire et autonome. Exemples de médiation :


• Projections nocturnes dans l’espace public lors d’événements culturel
• Prestations live (musique et vidéo)
• Intégration possible dans des bornes interactives en musée, mairie, bâtiments municipaux.
• Utilisation sur des supports numériques (web, réseaux sociaux…)